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"Holly est un bel objet rare" Libération
 "Un LP qui inspire euphorie et relâchement" Magic !

1er Album 2012

2ieme Album 2014

“Holly” est produit par Nick Waterhouse lui-même et Kevin Augunas (The Black Keys, Cold War Kids, Edward Sharpe & the Magnetic Zeros) et brille par ses collaborations: Ty Segall, Young Holt Trio et Mose Allison.

On a pu lire sur le site de NPR Music, à propos de Waterhouse, qu’il

était “un des soulmen les plus rafraîchissants et authentiques de la

musique actuelle” et, dans LA Weekly, qu’il approchait le rock “de

manière méticuleuse, et était capable de diriger un orchestre d’une

douzaine de musiciens sur scène comme les plus grands.”


“Sur le plan thématique, ce disque ressemble davantage à une

nouvelle, à un poème en plusieurs parties, ou même à un film plutôt

qu’à un recueil de chansons, dit Waterhouse. C’est une fiction avec un

personnage principal, mais aussi un narrateur omniscient. On peut

également entendre des bribes de conversation émanant des autres

protagonistes. J’ai aussi été très Influencé par le quartier dans lequel

je vis à Los Angeles, ainsi que par le concept de la destinée.” 


Nick Waterhouse a grandi à Huntington Beach en Californie. Il

s’est forgé une personnalité musicale en évoluant sur la scène psyché-

garage locale, sans oublier l’héritage spirituel du rhythm & blues et du

rock’n’roll américains. Waterhouse a commencé à se produire sur

scène alors qu’il n’était qu’un adolescent. “J’ai éprouvé les mêmes

sensations que lorsque plus jeune, je faisais de la moto, explique-t-il.

via Nick Waterhouse

Magic


Ce n'est une révélation pour personne : le rétro – et

particulièrement la période 50-60 – est, depuis quelque temps,

furieusement tendance.


De la mode aux séries TV en passant par la déco, le cinéma ou la

musique, difficile d'y échapper. Et de ne pas s'interroger. Alors que

notre époque vit coup sur coup crises et révolutions, court-on se

réfugier dans les jupons chatoyants de la nostalgie pour mieux oublier,

de peur d'affronter un avenir incertain ?


Ou bien y cherche-t-on précisément la force d'avancer, de se

réinventer ? Agit-on par fantasme d'un temps déchu ou sincère

empathie ? On laissera les penseurs nous orienter et, à vrai dire, nous

ne sommes pas sûrs que Nick Waterhouse – vingt-cinq ans, un look

classe d'intello binoclard revenu de Mad Men – en ait grand-chose à

faire.


Ou plutôt opte-t-il pour une autre vision des choses. Pour

lui, la musique n'a pas d'âge, “elle est soit bonne soit mauvaise, elle a

une âme ou non”. Pis, “la musique n'est pas rattachée à un genre en

particulier, c'est LA musique”. Et après tout, oui. Pourquoi devrait-on

forcément lire la musique sous le prisme de l'Histoire, rattacher

constamment un son à son époque d'éclosion, et le justifier ainsi ?

Pourquoi coder des genres, chercher absolument à catégoriser ce que

l'on entend ? Au risque de contraindre et frustrer tout nouvel

essayiste...



Nick Waterhouse préfère, lui, sentir plutôt que penser la musique.

Jouer ce qu'il est, ce qui le constitue, sans trop se poser de question –

un état d'esprit finalement très actuel. Et c'est tout à son honneur.

Même libérateur – autant pour l'auditeur, le créateur que l'œuvre

elle-même. Exemple en est son impeccable premier album, Time's All

Gone, édité par le label d'Hanni El Khatib.


Un condensé vivifiant de R&B, soul vintage et rock'n'roll, versant

à l'envi un flot suant et brûlant de sons bruts et charmeurs, quasi

hypnotiques, sur un tempo aussi éreintant que chaloupé. Le tout porté

par une voix rauque de crooner, et accompagné de chœurs féminins,

chauds et rageurs à souhait. La force de ce premier essai ? Concevoir

sans fausse note une musique définitivement rétro avec le cerveau

bien fait d'un jeune génie californien du XXIe siècle.


Raviver d'un sang neuf et frais ce que l'on pensait avoir déjà moult

fois visité. Tout contemporain que soit Time's All Gone, certains

pourront, et peut être à raison, reprocher à Nick Waterhouse de

ne pas prendre suffisamment de risque, de ne pas assez expérimenter.

Peu importe, il vise ici, et avec un talent remarquable, le plaisir et la

jouissance. Dont acte.

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