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INTERVIEW FRED FORTE

Limoges champion d'Europe en 1993 - Frédéric Forte : "Un impact capital" 14.04.2013

Le titre de champion d'Europe des clubs, conquis le 15 avril 1993 par Limoges, le premier pour le sport collectif français, a eu un "impact capital" pour le club, la ville et le basket hexagonal, rappelle Frédéric Forte, joueur à l'époque et actuel président du CSP.

Le titre de champion d'Europe des clubs, conquis le 15 avril 1993 par Limoges, le premier pour le sport collectif français, a eu un "impact capital" pour le club, la ville et le basket hexagonal, rappelle Frédéric Forte, joueur à l'époque et actuel président du CSP.

Lundi, lors du match de la 28e journée de ProA contre le Paris-Levallois (20h30), le CSP réunira tous les acteurs de cette épopée pour fêter ce 20e anniversaire.

Q : Comment allez-vous célébrer cet événement ?

R : "On a demandé aux joueurs de 93 d'être là. Il y aura quelques petites surprises. Mais ça reste un match officiel. On a un public toujours aussi fervent mais qui, en 20 ans, a évolué. Le but c'est de rappeler que si le club existe aujourd'hui, s'il est debout, c'est parce qu'il y a eu des prédécesseurs avant. Tous ceux qui ont fait que ce club a une histoire plus riche qu'aucun autre club en France."

Q : Quel impact a eu le titre de 1993 sur le club et la région ?

R : "Le club avait déjà gagné des Coupes d'Europe. Mais là c'était la Coupe des clubs champions. Le nom voulait tout dire. Cela avait une connotation encore plus forte qu'aujourd'hui (Euroligue, ndlr). Ce qui est fabuleux, c'est que tout le monde sait où est Limoges, tout le monde a entendu parler de Limoges parce qu'on a été champion d'Europe. L'impact pour la ville, la région, le basket en général, a été capital."

Q : A titre personnel, quelle influence a eu ce titre ?

R : "Il y a souvent des raccourcis qui sont faits. Je resterai l'homme qui a fait l'interception sur (Toni) Kukoc à 30 secondes de la fin (en finale face à Trévise, ndlr). Il n'y a pas un mois dans ma vie où on ne m'en parle pas. Mais c'est mignon. Que les gens ne se rappellent que de ça, ça me va très bien (rires)."

Q : Vous n'étiez pas favori. Comment s'est construit votre victoire ?

R : "On dominait en France, mais au niveau européen, comme aujourd'hui, on n'avait pas droit de cité. Notre meilleur match du Final Four, c'est évidemment la demi-finale contre le Real Madrid. On était surentraîné, surpréparé, on avait tout calculé. On connaissait mieux les systèmes du Real qu'eux-mêmes. On fait un match extraordinaire, avec quasiment zéro erreur. On était une machine de guerre. Individuellement on n'était pas les meilleurs, mais chacun connaissait sa partition sur le bout des doigts."

Q : Votre entraîneur était le très exigeant Bozidar Maljkovic. Il a tout de suite obtenu l'adhésion de chacun ?

R : "Il a eu l'adhésion de l'équipe après la finale oui (rires). On l'a tellement adoré après, qu'en comparaison on le détestait peut-être un peu avant. Il nous a transformé comme joueurs. Mais j'irai plus loin. On n'a pas été les mêmes hommes après être passé avec lui qu'avant. Il avait un message de surpassement, de don de soi, et des exigences insupportables au quotidien mais que vous oubliez quand vous devenez champion d'Europe. Tout était parfait dans son système, rien n'était aléatoire. C'est un coach d'exception."

Q : Le basket français n'en a pas profité pour prendre son élan. Que s'est-il passé ?

R : "On a un peu raté le tournant. La force de Limoges, ça a été de dominer le basket français pendant 10-15 ans. La difficulté aujourd'hui, c'est que personne ne domine. Il y a très peu de visibilité pour une équipe et très peu d'expérience emmagasinée. On a un Championnat relativement attractif. Mais en Coupe d'Europe, il y a un tel écart financier que c'est difficile. Malgré tout, il ne faut pas baisser les bras. En 93, on était aussi à des années-lumières du Real et de Trévise. Si demain il y a un fair-play financier, la position de la France va vite remonter."

Q : Est-il complètement utopique d'imaginer le CSP redevenir champion d'Europe un jour ?

R : "Quoi qu'il arrive, on restera à cinq contre cinq sur un terrain. Magic Johnson a eu cette phrase magnifique un jour : +On ne gagne jamais avec les meilleurs joueurs, mais uniquement avec la meilleure équipe+. On n'aura jamais les meilleurs joueurs. A nous d'essayer d'avoir la meilleure équipe."

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