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La blessure de l'abandon

La mémoire ne peut pas effacer les souffrances du passé, mais elle peut les calmer et les apaiser comme quelqu’un qui voit une rivière couler.
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On dit que pour comprendre ce que c’est d’être abandonné, “on doit être soi-même abandonné”. Personne ne mérite cependant cela, car avec chaque absence, nous perdons une partie de nous-mêmes, et personne n’a à éprouver une telle souffrance.

L’abandon de la part de la personne que nous aimons, de nos parents durant l’enfance ou même de la société génère une blessure qui est invisible, mais qu’on sent poindre chaque jour.

C’est en effet une racine que l’on a arrachée, un lien que l’on a rompu et qui alimentait auparavant nos émotions et notre sentiment de sécurité.

Il y a maintenant un aspect que nous devons prendre en compte. L’abandon ne survient pas seulement suite à une absence physique. Le plus fréquemment, il naît lorsqu’une authenticité émotionnelle cesse d’exister, quand apparaît le désintérêt, l’apathie ou la froideur.


La perception de ce vide ne connaît pas d’âge. C’est une chose que tout enfant ressent un jour, et qui peut dévaster n’importe quel adulte.

Lorsqu’on parle de conséquences liées à une dimension psychologique traumatisante, il faut savoir qu’il existe une grande variabilité.

Tout le monde ne vit pas et n’exprime pas sa douleur de la même façon. Cependant, nous pourrions le résumer de la manière suivante :


  • Vivre un abandon durant l’enfance entraîne souvent le fait d’avoir de sérieuses difficultés au moment de nouer des relations stables à l’âge adulte.
    Il est fréquent d’être méfiant, de se sentir vulnérable, de vivre des périodes d’apathie certaine, et il est donc très compliqué de gérer des émotions comme la rage ou la tristesse.
  • Quand quelqu’un est abandonné par la personne qu’il aime ou encore par la société, il peut même arriver à “se saboter lui-même” en pensant, par exemple, qu’il ne mérite pas d’être heureux ou aimé, qu’il n’a aucune capacité, et que cela ne vaut plus la peine de se battre pour ses rêves parce qu’il n’y a plus rien à faire.
  • Apparaissent également des problèmes de codépendance. La personne a besoin d’approbation et de reconnaissance et, à son tour, finit par donner trop d’elle-même en ressentant que plus tard, ce qu’elle reçoit n’est pas égal à ce qu’elle a donné.
  • À son tour, il est fréquent que la personne souffre de certaines “réminiscences émotionnelles”. Parfois, quelque chose ou quelqu’un réactive ses sentiments d’abandon et tout son monde se paralyse à nouveau.

Tout cela est une trace d’un grave stress post-traumatique qu’il faut savoir gérer.

« A-t-on besoin du soutien et d’aide extérieure pour vivre et accomplir nos objectifs ? »

Le dépendant ne sait donc pas faire la différence entre aimer véritablement et PLAIRE. C’est la raison pour laquelle sa blessure est souvent activée. Il croit que les gens qui l’aiment vont vouloir lui plaire. Lorsque ce n’est pas le cas, il se sent abandonné et met habituellement un masque. De plus, le dépendant s’attire sans cesse des situations dans lesquelles il se sent abandonné. Il doit prendre conscience que sa blessure d’abandon a débuté alors qu’il était tout jeune avec son parent du sexe opposé afin de la guérir.

Cela dit, nous devons tous réapprendre ce qu’est aimer véritablement, c'est-à-dire savoir qu’aimer ne signifie pas plaire, mais plutôt accepter.

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